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Quelques initiatives madrilènes fin 2006

mercredi 29 novembre 2006

Lancement d’une permanence sociale

dans un centre social de femmes de Madrid

Le tract d’invitation au point d’information qui se tient à la Karakola

Qui sommes-nous ?

Nous sommes précaires comme toi

Nous faisons des boulots temporaires, parfois sans contrat, parfois sans papiers et presque toujours pour des queues de cerise.
Nous avons des revenus instables, qui presque jamais ne tombent au début du mois et jamais n’arrivent à la fin. Nous ignorons quel sera le lendemain de nos vies… Quelle maison, quel quartier, quelle ville, quel boulot, quels amours, quels projets, quel corps, quels espoirs ?


Nous sommes vulnérables comme toi

Et nous sommes très souvent seules face aux propriétaires agressifs, aux chefs sans scrupules ou à la violence de nos compagnons
Et il nous manque souvent le temps de prendre soin de nous ou des autres
Et nous ressentons souvent la peur parce que nous ne savons pas comment affronter la suite…

Mais aussi … nous sommes expertes comme toi

Et en long, en large et en travers de notre existence précaire, nous avons développé des stratégies de survie et nous avons appris à nous débrouiller de mille manières possibles et impossibles
Nous avons décidé d’ouvrir un point d’information pour mettre nos savoirs et moyens en commun, parce que nous en avons assez de la précarité, de la vulnérabilité et de la peur…
Nous voulons les combattre ensemble !

Qu’est-ce que le point d’information ?

C’est une possibilité de rencontre entre ces expertes de la précarité que nous sommes toutes.
C’est un moment (le samedi de 17 à 21h) et un lieu (la Karakola) concrets, où tu peux venir nous rencontrer pour nous raconter, nous demander ou nous proposer quelque chose sur ce petit ou grand problème que tu ne veux ou/et ne peux pas affronter seule.
C’est surtout une alliance : nous unir à partir de ce qui nous arrive pour essayer de trouver ensemble une sortie possible, pour être en relation avec d’autres qui sont passées par des situations similaires et échanger ces expériences, pour nous allier et pouvoir réagir devant une situation d’injustice, de souffrance ou de nécessité que nous ne pouvons pas résoudre seules, pour nous conseiller sur comment et où résoudre certains problèmes concrets…

Pour nous rendre plus joyeuses et plus fortes.

Débats de l’observatorio metropolitano

Il y a quelques années, personne ne se serait imaginé que la ville où nous marchons tous les jours serait à ce point traversée par les nouvelles forces globales : grandes multinationales, marchés financiers, immigration transnationale. La rapidité des transformations est si intense qu’elle laisse stupéfait celui qui s’interroge là-dessus. C’est pourquoi, depuis diverses expériences de rapprochement à la ville, s’est créé l’observatorio metropolitano, avec la proposition de constituer un espace de compréhension et d’explication des processus urbains qui servent aussi d’outil aux mouvements sociaux qui placent le territoire parmi leurs préoccupations principales.
Les journées que nous proposons, au cours desquelles l’analyse globale se combinera aux regards partiels sur des aspects particuliers, sont une première tentative de résultats de cette enquête orientée vers la politique.

Madrid, globalisation, déséquilibre et conflit


30/11/2006 : Madrid, ville globale ?

Ils disent que la ville grandit, qu’il y un million d’habitants en plus, que ses limites se perdent dans l’horizon, qu’elle est pleine de richesses, que ses immeubles touchent le ciel, que les grandes entreprises ont installé de nouveaux sièges. Mais qu’y a-t-il derrière la croissance du nouveau Madrid ? Quelle a été l’insertion de Madrid dans l’économie globale ? Quels effets sociaux cela a-t-il eu sur la population ? Quelle est l’écologie sociale et naturelle qui paraît dévorer cette ville globale ?

14/12/2006 : Les pieds ne touchent plus terre, accumulation de capital et occupation de territoire dans la Communauté de Madrid

Dans un contexte mondial de stagnation de l’économie réelle et de floraison de l’activité financière, les activités immobilières et de construction limitent la crise en ralentissant le déclin. En Espagne, mais particulièrement dans la Communauté de Madrid, la croissance du secteur de l’immobilier et de la construction a joué un rôle stratégique pour relancer l’accumulation de capital à partir de l’occupation de grandes portions du territoire. Les institutions ont appuyé fermement ce processus de destruction sociale et environnemental en assumant les lourds investissements en infrastructures.


21/12/2006 : explosion urbaine dans l’agglomération de Madrid

A partir de 1994 a commencé un nouveau cycle d’expansion du secteur immobilier qui se poursuit jusqu’à maintenant et dont les effets viennent se cumuler à ceux des booms antérieurs. Dans les années qui se sont écoulées, la région métropolitaine de Madrid a consommé une quantité énorme de terrain. Cette augmentation du terrain urbain et constructible peut se mettre en relation avec d’autres phénomènes transversaux qui conditionnent cette augmentation.

11/01/2007 : le « Grand Madrid », le mouvement de quartier et la crise des années 80

Cabanes, constructions publiques précaires et grandes promotions privées sans aucun équipement furent le paysage dominant des périphéries ouvrières du Madrid des années 60. La croissance rapide, l’hyper exploitation de la population et le manque de presque tout amenèrent un mouvement ‘’de quartier’’, de voisinage qui, s’appuyant sur le tissu social de ces quartiers, sut arracher à l’administration des logements, des collèges et des infrastructures.

18/01/2007 : Les processus sociaux et urbains dans la démolition et le relogement dans les quartiers d’absorption A et B de Fuencarral

Comment et pourquoi un quartier se transforme-t-il ? Est-il toujours nécessaire de préserver le patrimoine édifié ? Qu’est-ce qu’un logement digne ? Comment peut-on récupérer le tissu social ? Questions et enseignements autour d’une histoire de 50 ans d’attente d’un changement peut-être pas souhaité

25/01/2007 : frontières et citoyenneté, un regard depuis l’expérience urbaine à Lavapiès et Villaverde

Quels nouveaux modes de spatialisation y a-t-il dans les villes globales, traversées par des migrations transnationales ? Quelles frontières se dessinent en elles ? Qui et comment attribue et/ou conquiert le droit à la ville ? A partir d’une enquête comparée des quartiers de Lavapiès et San Cristobal de los angeles (Villaverde), nous nous proposons d’aborder ces questions et leurs implications pour la notion de citoyenneté aujourd’hui

1/02/2007 : espérance de vie : la construction subculturelle dans les métropoles de la misère

Tout au long de l’histoire, des décombres de l’esclavage, la paupérisation et la marginalisation, une multitude d’expressions subculturelles ont surgi, qui avec une profonde ambivalence ont montré le pire et le meilleur des possibles rencontres et réinventions des communautés de vie face à un environnement de desespérance. La musique et les nouvelles éthiques exprimées par l’esthétique subcuturelle ont recomposé les vies et les communautés. Le jazz, le blues, le rock progressif, le heavy, le punk, ou le hip hop sont restés comme des témoignages nécessaires pour comprendre la symphonie complexe que chaque grande ville est par essence.

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