Bonjour, j’ai moi aussi une corde qui se ballade au dessus de la tête.
Jugez si je la mérite plus ou moins que vous :
1998, l’assedic me revèle que j’ai trop-perçu 116 672.60 F (environ 18 000 euros actuel ?).
Explication : dès le départ en 1995, l’agent assedic en charge de mon dossier AFR (formation) a commis deux erreurs de calcul (une ne suffisait pas) : une erreur d’addition (il a "décalé" une virgule en additionnant mes douzes derniers salaires : ca fait une première erreur "de virgule"). Dans la foulée il fait mauvaise application de "règles de trois" rapportées à des primes, ...
Le service comptable assedic, dont c’est le boulot, ne vérifie rien et 30 mois après (pile poil quand je démarre mon activité / oui car je rêvais de devenir indépendant, ...), je reçois un courrier dans ma boîte au lettres, d’une page recto tagée de chiffres et chiffres en tous sens, ... incompréhensible, signé "Assedic".
En 2010, j’ai pas fini d’en "ch..er".
UN MATIN DE 1998, l’assedic me téléphone à domicile pour me demander de retrouver dans mes dossiers, le décompte exact de mes premières allocations de1995 (car suite au courrier /sans explication/ de mars, j’avais demandé une explication écrite, d’où l’appel de ce matin là), car m’expliquent-ils la trace informatique de mon fichier a été effacée, c’est la procédure usuelle m’affirme t-on aussi ("ne vous inquiétez-pas !").
La lettre (d’ailleurs antidatée de 3 semaines, ...). reçue dans ma boîte aux lettres en mars 1998, se basait en ce cas sur quels calculs bidonnés ?
Oui j’oubliais : j’ai du me mettre en surendettement à la Banque de France (sans état d’âme, le service juridique régional assedic fait son boulot : il sabote la procédure, sciemment. Afin de mieux me détruire socialement et me rendre plus souple de l’arrière train sans doute / moralement c’était déjà fait/ et professionnellement, c’était en cours, je ne le savais pas encore). Car comment rembourser 116 672.60 F quand on est pauvre (j’avais quitté un employeur pour lequel je bossais depuis 17 ans, pour suivre une formation en rêvant d’indépendance ...).
J’ai avorté de la sorte de ma création d’entreprise, car on ne crée pas une activité avec 116 672.60 F de dettes déclarées à la Banque de France.
Je devenais aussi chômeur surendetté, à presque 50 ans.
J’oubliais encore : il se trouve qu’à part une courte période de quelques semaines, après mon service militaire, je n’avais jamais été au chômage et justement venais de quitter volontairement mon emploi (17 ans de services dans la même dernière entreprise) pour suivre cette formation.
Après délai de reflexion, je recours à l’AJ (Aide Juridictionnelle). Ah !
L’avocat me reçoit bien mais ne donne pas suite à mon dossier, puis disparait dans la nature, ... (j’avais attendu 7 mois cet avocat) : dossier forclos : "déposez voir un autre dossier !" Je dépose, ... nouveaux longs mois d’attente (pendant lesquels je suis expulsé de ma banque et à deux doigts de mon logement).
Pour ceux qui ne savent pas : les assedics cassent tête et machoire et assènent coup après coup quand ils ont tort, car ca les fait mieux s’en tirer à la longue (mettez vous à leur place) ; cela se nomme "autoprotection" ... Je ne savais pas cela à l’époque, je me croyais entre gens civilisés.
Un autre avocat est nommé de la même compagnie (je ne peux même pas donner les initiales, vous comprendrez pourquoi si me lisez jusqu’au bout).
Ce 2ème avocat lui ne m’a jamais reçu, et dossier forclos encore, ...
Il y a quelques semaines j’associe sur Google : "assedic" et "compagnie d’avocat en question, ...." : Résultats : liens commerciaux depuis 15 à 20 ans.
Depuis ? Je crève à petit feu, ca fait 12 ans, de 1998 à 2010.
Mes 116 672.60 F ? ca s’est arrangé en 2007/2008, mais cette histoire et la solitude sociale que j’ai décrite laisse des traces indélébiles dans une vie.
J’ai un très mauvais coeur depuis (avant il était excellent).
J’ai vécu dans un stress permanent pendant presque 10 ans : pas le temps de souffler, de s’arrêter sur le chemin : MARCHE OU CREVE.
Depuis, je pleure de détresse presque chaque jour / soir.
Indifférence des assedics, de l’anpe, de la ddte, ... et de tant d’autres.
2002 mon père meurt : les 2 notaires en charge de la succession détournent de l’argent des caisses de la SCP. Pas de problèmes. Succession pourrie (18 mois d’attente au lieu de 6).
J’ai demandé de nouveau l’AJ (Aide Juridictionnel). Suites identiques (avocats et notaires de province , ...
2004 : je vois mon frère (ma seule famille) décéder dans la misère à l’hôpital.
Cet hiver j’ai vraiment failli y passer : je ne me sentais pas bien du tout.
Précisions : j’ai beaucoup simplifié, parce que si je racontais tout, ca ferait gerber les moins sensibles.
Actuellement la ’fusion’ assedic pôle emploi coûte presque 1 milliard d’euros de sous-traitance aux travailleurs et au patronat (à titre indicatif, le budget annuel de l’état c’est 270 milliards environ, pour comparer).
Il me semble que même déchargés pour 800 millions de valeur travail le résultat de l’anpe et/ou assedic est nettement mois bon qu’avant (avant il n’était pas bon tout simplement). Actuellement il est ridicule.
Offres auxquelles on répond à 7 heures du matin (quand on est abonné internet) déjà suspendues à 9 heures, ... réponses du conseiller 2 à 3 semaines plus tard, etc. a qui se plaindre, il n’y a plus de lien concret entre l’usager et le fonctionnaire (ou para fonctionnaire), etc.
Dernier oubli : j’ai souhaité rencontrer l’agent capable de commettre deux erreurs lourdes de clacul sur un même dossier : l’erreur de "virgule" et l’erreur de "règle de trois". Jamais pu le voir. Je voulais juste voir sa tête.
On m’a dit un temps qu’il n’avait pas été gardé, on m’a dit l’inverse quelques temps après. Son nom : inconnu, son visage : ignoré. Un parfait inconnu dans la foule des gens comme lui : inconscients et irresponsables, mais protégés (en le protégeant, son "chef" en disposera à vie, non ?).
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