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Festi-Valls de Tartufferies sur la Convention d’assurance chômage.

vendredi 20 juin 2014, par SUD Emploi

La vérité c’est que Intermittents, Précaires, Chômeurs, Salariés : nous sommes les sacrifiés !

Le 1er ministre, droit dans ses bottes, n’a rien voulu céder ce 19 juin lors de son allocution sur la nouvelle convention d’assurance chômage ! Il a versé des larmes de crocodile sur le sort des intermittents en promettant qu’il les « avait compris » et a annoncé qu’il créait un énième comité Théodule pour résoudre définitivement le problème. Alors qu’il lui suffisait d’appliquer les recommandations et propositions concrètes du Comité de Suivi.

Communique de presse :
Pour tenter de gagner du temps sur les annulations des festivals de l’été et essayer de diviser le mouvement de lutte en cours, le 1er ministre invente l’agrément partiel de la convention d’assurance chômage. Il indique vouloir valider toutes les dispositions de cette nouvelle machine de guerre du patronat et de la cfdt/fo contre les chômeurs , les précaires, les intérimaires et les seniors.

Et dans le même temps, Manuel Valls indique que l’état se substituerait financièrement à Pole Emploi pour compenser le nouveau différé inventé pour paupériser les intermittents. C’est du grand n’importe quoi. Si cette disposition est néfaste pour les intermittents concernés alors l’agrément ne doit pas être donné afin d’inviter les négociateurs à revoir leur copie.

Rappelons que la décision du 11 juillet 2001 du Conseil d’état reconnaît au ministre, au-delà du contrôle de légalité qu’il doit exercer, un pouvoir d’appréciation qui lui permet de refuser l’agrément sollicité “pour des motifs d’intérêt général tirés notamment de la nécessité de garantir l’équilibre financier du régime ou de la protection des droits des travailleurs.”

L’intérêt général est pourtant gravement en péril. Depuis des mois , avec la Coordination des Intermittents et Précaires, avec les associations représentant les chômeurs, nous expliquons que cette nouvelle convention d’assurance chômage est inacceptable. En effet, elle prévoit des reculs historiques pour les seuls chômeurs : baisse des seuils minimaux d’indemnisation pour tous, baisse des mécanismes de cumuls entre les droits acquis et les salaires (activité réduite) aboutissant par exemple à des pertes sèches dépassant les 300€ mensuels pour les intérimaires, augmentation des différés d’indemnisation, recul d’un an des dispositifs de maintien d’allocation jusqu’à la liquidation de la retraite pour les chômeurs âgés… Nous avons aussi analysé la mesure phare de cette convention d’assurance chômage présenté comme un progrès social à savoir les fameux « droits rechargeables ». Il s’agira en fait d’un véritable recul pour une majorité de chômeurs concernés avec un report interminable du versement des droits rechargés à cause notamment des mécanismes combinés avec les reculs de l’activité réduite et des différés d’indemnisation.

Aucune disposition ne touche les « entrepreneurs » qui ne sont jamais mis à contribution alors que leur responsabilité est évidentes en matière de licenciements abusifs, de recours exagéré à la précarité, au temps partiel, à la sous traitance déguisée... La seule catégorie d’employeur qui verra augmenter ses cotisations au régime d’assurance chômage est celle des employeurs du spectacle ! Pour bien les stigmatiser !

Le chef de l’Etat déclarait en janvier dernier, en pleine négociation de cette convention « Ce n’est pas à un moment de chômage élevé qu’il faut réduire les droits des chômeurs » !

Les annonces faites par son premier Ministre ce 19 juin 2014 indiquant que l’agrément serait donné, tourne le dos à cet engagement présidentiel, en faisant une fois de plus des chômeurs , des précaires, des intérimaires, des intermittents les véritables sacrifiés d’une politique économique pilotée par le MEDEF.

Nous appelons à poursuivre cette lutte emblématique car nous,
« ce que nous défendons, nous le défendons pour tous ! »

Messages

  • Voilà un décryptage du contenu de l’accord, vous ne le lirez pas dans le journal.

    Des actions ont lieu tous les jours dans plusieurs villes

    Des grèves sont en cours, d’autres débutent chaque jour.

    D’autres moyens de nuire à l’économie, c’est à dire à la politique du capital, sont à inventer, voir : Blocage du chantier de la Philharmonie de Paris et actions/occupations dans 14 villes.

    Plus d’infos sur http://www.cip-idf.org/

    Valls et tous les autres, AU RSA !!
    A tout bientôt dans les luttes.

    • Contrairement à ce qui se fait actuellement, un contrat mieux rémunéré au cours de la période d’épuisement du capital ne pourra pas changer le montant de l’indemnité. C’est à l’épuisement total de ces droits ouverts (un « capital ») qu’interviendront, automatiquement et sans dépôt de dossier, les droits rechargeables.

      Donc les gens sortant d’un CUI de deux ans vont ouvrir des droits pendant deux ans avec une indemnisation proche des minima sociaux et ne pourront en sortir que deux ans plus tard ou pire ; sachant que les emplois successifs repousseront d’autant la fin de cette indemnisation.

      Et celui qui enchaîne les CUI sera condamné à la pauvreté à perpétuité.

      En fait, avec ce système, c’est une majorité de la population qui est condamnée à la pauvreté à perpétuité et améliorer sa situation devient un mirage total.

      Le Médef a rêvé d’un nouvel esclavage, l’Unédic vient de le faire !

    • L’Unedic veint de le faire mais c’est aussi le « Pacte d’austérité » qui prévoit deux milliards d’économie sur l’assurance chômage que cette convention anti-chômeurs met en oeuvre… Or il y a une lutte en cours contre cette politique d’austérité, et cette lutte produit des effets, le plan des patrons, état compris ne passe pas aussi tranquillement qu’ils l’escomptait. Voilà pourquoi Rebsamen est déssaisi et Valls reprend le dossier

      Si un grand nombre de chômeurs, précaires, intérimaires ne rejoignent pas la lutte en cours, les intermittents, qui assurent le plus gros de la bataille, vont se retrouver isolés et la victoire sera encore pour le PS HEC, on va aller vers le modèle du plein emploi précaire allemand, peu de chômeurs, plein de travailleurs pauvres.

      Je ne comprends pas que font lotus les lecteurs de ce site … le chacun pour soi, c’est la misère pour le grand nombre, c’est à nous tous de casser ce cercle infernal ! et on en a les moyens, il suffit de s’en saisir !

  • Il est dans la logique du pouvoir d’assigner chacun à ce qui lui est attribué comme place. Cette logique détermine ainsi un certain partage du sensible, c’est-à-dire une répartition de ce qui revient à chacun en fonction de sa place. Le partage du sensible, c’est donc tout d’abord un repérage des identités (lesquelles passent avant tout par les catégories socio-professionnelles, telles que « intermittents » ou même « artistes » [et « chômeurs »] ), une distribution des visibilités et des modes de parole en fonction des lieux dans lesquels tel ou tel comportement, telle ou telle prise de parole est autorisée (théâtre, café, lieu de débat, etc.).

    La politique commence lorsque le partage du sensible est mis en question, c’est-à-dire lorsqu’il devient comme tel à la fois le terrain et l’enjeu de la lutte. Autrement dit, une lutte devient politique lorsque des individus et des groupes ne revendiquent plus leur place et leur identité. Lorsqu’ils assument de devenir indiscernables, et par là même, tendanciellement ingérables, là où le pouvoir se caractérise toujours plus par un souci de gestion, de faire de toute activité, invention ou forme de vie un objet de gestion.

    Dans la lutte des intermittents, quelques personnes ont commencé à dire : « il ne s’agit pas des intermittents comme profession, il ne s’agit pas des privilèges dus à l’artiste, qui n’est pas le seul à avoir besoin de temps pour penser et inventer ; il s’agit de ce qu’il y a de commun au-delà des métiers et des places ; il s’agit de la situation commune qui nous est faite, et qui détermine l’existence d’une communauté de fait ». Alors, nous sommes dans un régime de parole et d’action qui tend à brouiller les principaux éléments de gestion du pouvoir, c’est-à-dire qu’un régime d’énonciation politique est apparu.

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