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AVS, EVS, AESH, CUI-CAE, plusieurs sigles , une même précarité.

Précaires en grève : occupation de la DGRH de l’Education Nationale

mardi 25 novembre 2014, par AC ! Ile de France

Dans le cadre de la journée nationale de grève des personnels précaires de l’Education Nationale ( AVS/EVS/AESH), des salariéEs soutenus par AC ! Ile de France et SUD Education sont allés rendre une visite collective à la Direction Générale des Ressources Humaines de l’Education Nationale, porte d’Ivry.

« Comme nous nous y attendions, on a commencé par nous dire que nous n’étions pas " au bon endroit". C’est tout simple, à l’Education Nationale, il n’y a pas de "bon endroit " pour faire valoir ses droits quand on est précaire. »

Un retard de salaire pour la troisième fois depuis le début du contrat ? Le collège employeur vous renvoie vers le lycée payeur qui vous informe que c’est l’Etat qui n’a pas versé l’argent.

Des conditions de travail dégradées, des emplois du temps tordus qui changent une fois par mois, un travail à effectuer sur plusieurs établissements éloignés les uns des autres ? C’est "normal", il n’y a pas assez de moyens, les budgets sont restreints, alors aux précaires de s’épuiser à combler les manques.

Une situation de handicap nécessitant un aménagement de poste ? Les médecins du travail n’ont déjà pas le temps pour les titulaires alors pour les précaires....On n’avait qu’à pas prendre ce boulot si on n’était pas "capables" nous répond la hiérarchie.

Pour l’Education Nationale, que nous soyons en CUI-CAE ou en contrat de droit public, de toute façon, nous sommes des intrus de passage. On destine la majorité des CUI-CAE à retourner au Pôle Emploi après deux ans, et la minorité qui se verra reconduite en AESH devra se voir renouveler six contrats d’un an avant de pouvoir espérer...un CDI à temps partiel avec annualisation du temps de travail. Bref qu’on reste un an ou dix, de toute façon, le salaire reste en dessous du seuil de pauvreté.

« "Bon endroit " ou pas, nous avons rapidement été reçus par le Secrétaire Général Adjoint de la Direction des Ressources Humaines de l’Education Nationale, qui a du écouter nos colères et nos revendications. »

Preuve que la lutte paye et que nos mobilisations font parler au Ministère, il était parfaitement au courant de nos précédentes mobilisations (voir : les services du Premier Ministre mais aussi à la Direction Générale du Travail.

Nous l’avons chargé d’un message pour Mme la Ministre de l’Education : puisque nous n’avons pas d’interlocuteur au quotidien, puisque nos droits sont bafoués et que nous sommes méprisés et ignorés dans nos revendications par les rectorats, nous continuerons à alerter partout sur notre sort.

L’Education Nationale ne veut pas nous écouter, faisons-nous entendre par la lutte.

Salut solidaire à tous les grévistes et mobilisés d’aujourd’hui partout en France

Voir également notre texte d’appel plus détaillé à la mobilisation d’aujourd’hui

AC ! Ile de France
ac.iledefrance@gmail.com
http://www.ac.eu.org
Permanence tous les samedis de 12h à 14h au local de Sud Education
Adresse : 30, bis, rue des Boulets, Paris. Metro Rue des Boulets ou Nation.

Messages

  • EX ASEH

    POUR MOI CES CONTRATS SONT PRECAIRES ET RESTERONT PRECAIRES CAR AUCUNE RECONNAISSANCE DU METIER DE LA PART DE LA HIERACHIE DES ECOLES COLLEGES ET LYCEE

    EX ASEH J AI ETE ECOUTE SUR LES FAITS QUI SE SONT DEROULES A L ECOLE OU J ETAIS ASEH MAIS C EST TOUT AUCUNE REACTION
    LA DIRECTION AVS S EN FOU CAR PAS DE REPONSE A MON MAIL
    PAS DE SUITE POUR MOI PAS DE REPONSE A MES QUESTIONS
    POUR MOI LES PERSONNELS DE L EDUCATION TOUCHE LEUR SALAIRE DECENT ET LES PRECAIRES ILS S EN FOUTE UN PRECAIRE VIENDRA REMPLACER UN AUTRE PRECAIRE CA C EST LA REALITE ET PAS LES BLABLABLA DES POLITIQUES LES PARENTS D ELEVES SONT ROULES DANS LA FARINE AUSSI MOI C EST FAIT J AI ETE FRIS COMME UN BEIGNET
    DEFILER SI VOUS VOULEZ DANS LA RUE MAIS UN PRECAIRE RESTERA UN PRECAIRE AVEC DES FORMATIONS BIDONS UN MEPRIS TOTAL DE LA HIERARCHIE J EN SUIS LA PREUVE QUAND JE RACONTE MON EXPERIENCE LES GENS ME DISENT ILS TE REPONDRONT SUREMENT
    JE N AI PLUS QU A CONTACTER LES SYNDICATS OU LES PRUDHOM CAR JE ME TROUVE LESE DE MES DROITS A TRAVAILLER ALORS QUE LES AUTRES CONTRATS SONT RENOUVELES TOUS LES ANS ET QU ILS FONT LE MEME TRAVAIL QUE LES PRECAIRES CONTRAT DE 2 ANS CEST QUOI CE SYSTEME A DOUBLE VITESSE POUR LE MEME TRAVAIL EFFECTUE VOUS POUVEZ FAIRE LIRE MON MESSAGE A TOUTE PERSONNE C EST LA REALITE
    LA SEULE REPONSE EST LE RETOUR A POLE EMPLOI POUR AVOIR UNE INDEMNITE DE MISERE ET EN PLUS J AI UN NIVEAU BAC+2 AVEC DES CONNAISSANCES EN FRANCAIS EN MATHS EN ANGLAIS EN HISTOIRE EN GEO
    EN INFORMATIQUE AVEC DIPLOME DE L UNIVERSITE EN CULTURE GENERALE ET J EN PASSE
    SIGNEUNE EX PRECAIRE AVS OU ASEH DE L EDUCATION NATIONALE

  • Bonjour,

    Rencontrer la DGRH de l’Education Nationale dans le cadre de la mobilisation et de grève des AVS/EVS/AESH, ne semble pas être le bon endroit.

    En effet, l’EN se contente de participer au traitement social du chômage comme un bon nombre de collectivités territoriales, associations etc...

    Depuis la loi de décentralisation et le code de l’Education permet aux lycées, collèges de recruter des contrats aidés de droit privé en toute légalité.

    Ces contrats CUI CAE sont mis en place pour réinsérer les chômeurs les plus éloignés de l’emploi. Ils n’ont pas pour but d’être pérennes. Pour réussir cette réinsertion, ce contrat donne les droits à un accompagnement et une formation qualifiante.

    Avant de signer un tel contrat, il serait souhaitable que le salarié concerné ait un projet ou se fasse aider pour intégrer un organisme de formation.

    Il semblerait que ces CUI CAE sont détournés de leur objet, d’une part par les bénéficiaires et in fine par l’EN.

    Un véritable débat sur cette question serait judicieux.

    Qu’en pensez-vous ?

    Marguerite

    • L’EN est le premier employeur de précaires et la situation de ces derniers, qu’ils soient AVS, EVS ou même profs, confine à l’inédit : la masse de salariés régulièrement non-payés pendant des mois, alors mêmes que ces contrats sont ultra-subventionnés en est l’illustration, tout comme la généralisation de l’annualisation à l’encontre de nombre de décisions prud’homales partout en France.
      Les manifestants ont d’ailleurs signalés des cas de salariés-sans-salaires ayant épuisés tous les recours individuels possibles à la direction de la DGRH, cas résolus quelques jours plus tard ... comme quoi l’endroit n"était pas si mal choisi que ça.
      Pour le reste, on pourra aisément comprendre par un simple calcul mathématique que certains salariés, collectifs et syndicats hésitent à focaliser leurs revendications sur l’obtention d’un contrat "de droit public" où l’on travaille plus pour gagner moins qu’en contrat aidé.
      Enfin, nous avons la particularité d’avoir interpellé de nombreux responsables de notre situation ces derniers mois, et pas uniquement en direction l’éducation nationale ( au niveau du ministère de l’emploi notamment ... voir la liste de lien au bas de l’article.)

      Mat.

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